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Historique

En 1911 François Jacob, mon grand-père commence, rue de la Mer à Pousset, un commerce de vélos. Pourquoi en 1911?... Tout simplement parce qu’à l’époque il faut être majeur pour commercer. En fait, dans ces années du début du siècle, il n’est presque question que de réparation. La vente de vélo est très rare. Mais, en 1913, il vend quand même 4 vélos. Mon grand-père est ouvrier à l’usine Mélotte (fabrication d’écrémeuses) et son activité dans les vélos se fait uniquement le soir.

Une anecdote, dans les années 20: à l’usine Mélotte les journées sont de 12 heures (de 6h du matin à 6h du soir, 6 jours par semaine), on commande à mon grand-père un pneu, après sa journée chez Mélotte, il se rend à Fexhe le haut clocher 20 km aller-retour pour acheter un pneu chez un grossiste de l’époque, tout cela à vélo. Le lendemain soir, le client vient à l’atelier et mon grand-père place gratuitement le pneu sur son vélo. A ce moment mon grand-père gagne plus avec la vente du pneu que sa journée de 12 heures chez Mélotte. Mais il ne vend pas un pneu chaque semaine, il démonte aussi des pédales pour remplacer les billes, il colle des pièces sur les chambres à air, etc... Dans les années 30, il travaille énormément avec une marque liégeoise Start, aujourd’hui disparue.

Le 10 mai 1940, la guerre éclate, mon père Eugène Jacob est à l’école de cordonnerie à Liège. Evacuation familiale vers le sud de la France. Au retour en Belgique au mois de septembre, mon grand-père reprend son travail à l’usine et mon père commence à travailler dans l’atelier familial pour réparer les vélos et les chaussures.

Après-guerre, ils commencent l’assemblage de moteurs américains de marque Weezer (dans le cadre du plan Marshal) sur des cadres de vélos existants ou carrément sur des nouveaux vélos.

Début des années 50 l’arrivée de la guêpe italienne. La Vespa va bouleverser toutes les données. Le deux-roues motorisé va prendre le pas sur le vélo, la déferlante Vespa arrive aussi en Hesbaye.

Mais une des plus longues associations commerciales tant en vélos que vélomoteurs commencera en 1954 avec Flandria, elle durera jusqu'au jour de la faillite de cette dernière en 1982. Quand Marc Goffaux, délégué commercial Flandria, est venu annoncer la fermeture de l’usine, mon père en a eu les larmes aux yeux.

La marque de vélo Novy a également eu une histoire très longue de 1964 à 1985. La marque ne suivra pas tout de suite l’évolution VTT et j’arrêterai de travailler avec eux, pour me tourner en 1986 vers la nouvelle marque SCOTT.

Les années 60 sont marquées, pour le magasin, par une vente énorme de deux-roues motorisés, Flandria et Vespa exclusivement.

Dans les années 70 le "boum" du cyclotourisme va rendre ses lettres de noblesse au vélo et le commerce va reprendre de plus belle pour la bicyclette.

En 1972, l’arrivée de la TVA change les données pour les marques Belges, la taxe de transmission est supprimée, les produits belges ne sont plus avantagés par rapport aux produits étrangers et mon père décide de travailler avec la marque Motobécane en vélos et vélomoteurs (la célèbre mobylette). Cette collaboration commerciale c'est arrêtée en 2001.

L’année 1981 sera celle de l’éclosion du Camino de Honda, mon père agent Honda depuis l’arrivée cette marque en Belgique n’a jamais vraiment cru au moteur 4-temps en petite cylindrée, comparativement aux deux-temps, très simples, de Vespa et Flandria.

Mon père m’a dit un jour: "Ton grand-père a travaillé en bleu de travail chez Mélotte, moi j’ai mis une salopette pour gagner ma vie, toi tu finiras au magasin en kimono" (le péril jaune).

En 1986, l’arrivée du VTT et de la marque SCOTT va encore remettre tout en question dans le monde du vélo, les marques américaines lancent le VTT, rapidement suivies par les Belges et les Européens.

Le Ravel apparaît fin de l’autre millénaire et le VTT se dédouble en trekking pour des balades plus familiales, loisirs, détente.

En janvier 2000, à la recherche d’un vélo de course monté à la carte, j’aperçois un stand au salon du deux-roues. La marque s’appelle à l’époque Zeus. L’année suivante Orbea apparaît sur les vélos et les hommes habillés en orange au Tour de France.

2002, première vente d’un vélo électrique, batterie en plomb. Vente presque anecdotique, à la demande d'un client. Je fais "tilt" et je commence à investir dans le V.A.E.  (Vélo à Assistance, au pédalage, Electrique)

2012, Bosch crée le moteur central pour le V.A.E. Sur base d'un moteur de direction assistée automobile, en fonction depuis plusieurs années, il réalise un moteur fiable et une gestion performante de la consommation électrique.